occupation


occupation

occupation [ ɔkypasjɔ̃ ] n. f.
XIIe; lat. occupatio
1Ce à quoi on consacre son activité, son temps. affaire, besogne, ouvrage, passe-temps. « Les jeux des enfants sont de graves occupations » (Barbusse). Elle a de multiples occupations. Vaquer à ses occupations.
Travail susceptible d'occuper. « Il lui aurait fallu une occupation, un métier » (Aragon).
2(1360) Dr. Mode d'acquisition de la propriété résultant de la prise de possession d'un bien vacant. Plan d'occupation des sols (P.O.S.[ pɔs ]).
Cour. Fait d'habiter effectivement. Occupation illégale d'un logement. squat.
3(1515) Action de s'emparer par les armes d'une ville, d'un territoire, de s'y installer en substituant son autorité à celle de l'État envahi. assujettissement, envahissement. Armée d'occupation. Dr. internat. publ. Établissement par un État de son autorité sur un territoire (Acte de Berlin, 1855).
Spécialt Période pendant laquelle la France fut occupée par les Allemands (1940-1944). Pendant l'Occupation, sous l'Occupation.
4Fait d'occuper un lieu, d'y être illégalement installé. Grève avec occupation des locaux.
⊗ CONTR. Inaction, oisiveté. Abandon. Évacuation.

occupation nom féminin (latin occupatio, -onis, de occupare, s'emparer de) Action d'occuper militairement un lieu, une ville, un pays : Des actions terroristes contre l'armée d'occupation. Période pendant laquelle la France a été occupée par les troupes allemandes (1940-1944). [Avec majuscule.] Action d'occuper un lieu, un local, d'y habiter, d'y travailler : Occupation insuffisante d'un appartement. Action d'occuper une usine, un lieu de travail : L'occupation d'une mine par les ouvriers. Ce à quoi on consacre son temps, son activité : La lecture est sa principale occupation. Mode d'acquisition de la propriété par la prise de possession d'un bien sans maître. ● occupation (citations) nom féminin (latin occupatio, -onis, de occupare, s'emparer de) Louis XIV, roi de France Saint-Germain-en-Laye 1638-Versailles 1715 Ce qui nous occupe est quelquefois moins difficile que ce qui nous amuserait seulement. Mémoiresoccupation (expressions) nom féminin (latin occupatio, -onis, de occupare, s'emparer de) Coefficient d'occupation des sols (C.O.S.), coefficient qui détermine pour chaque nature de construction, dans le cadre d'un plan d'occupation des sols, la densité de construction qui y est admise. Occupation temporaire, privilège qui permet aux pouvoirs publics de prendre possession, pour cinq ans au maximum, d'une propriété privée pour l'étude ou l'exécution de travaux publics. (Une indemnité est due au propriétaire.) Plan d'occupation des sols (P.O.S.), plan qui fixe les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols. (Institué en 1967, le P.O.S. est établi dans le cadre du schéma directeur, lorsqu'il en existe un, et élaboré par les services de l'État et les communes intéressées. Il délimite notamment les zones urbaines, les zones d'affectation des sols et le coefficient d'occupation des sols.) Signal d'occupation, signal qui indique à un demandeur que la ligne de l'abonné qu'il a demandé est occupée, ou qu'aucun organe n'est disponible pour assurer la connexion. ● occupation (synonymes) nom féminin (latin occupatio, -onis, de occupare, s'emparer de) Action d' occuper militairement un lieu, une ville, un pays
Synonymes :
Contraires :
- libération
Action d' occuper une usine, un lieu de travail
Synonymes :
- prise de possession
Contraires :
- évacuation
Ce à quoi on consacre son temps, son activité
Synonymes :
- activité
- tâche
Contraires :
- désoeuvrement
- inactivité
- oisiveté

occupation
n. f.
d1./d Affaire, activité à laquelle on est occupé. Il a de multiples occupations.
d2./d Place, emploi. Il n'a pas d'occupation actuellement.
d3./d Jouissance d'un lieu, d'un local. Loyer payé à proportion de l'occupation.
d4./d Action de se rendre maître d'un pays par les armes et d'y maintenir des forces militaires. Armée d'occupation.
|| Période pendant laquelle un pays est occupé par une puissance étrangère.
d5./d Fait d'occuper un lieu. L'occupation d'une usine par des grévistes.

⇒OCCUPATION, subst. fém.
A. —[Correspond à occuper I A]
1. Action d'occuper (un lieu, un espace, une surface); résultat de cette action. Aux premiers temps de l'occupation humaine en ces contrées alluviales (VIDAL DE LA BL., Princ. géogr. hum., 1921, p.152). Le mouvement n'est jamais l'occupation successive par un mobile de toutes les positions situées entre les deux extrêmes (MERLEAU-PONTY, Phénoménol. perception, 1945, p.311).
En partic. Action d'occuper (un logement); résultat de cette action. L'expérience a prouvé que (...) l'absence de pharmacies, de dispensaires médicaux ou leur édification bien après l'occupation des logements causaient une grande incommodité aux habitants (Gds ensembles habit., 1963, p.10).
Spécialement
DR. CIVIL. ,,Mode d'acquisition de la propriété résultant de la prise de possession d'une chose sans maître avec l'intention de se l'approprier`` (CAP. 1936). Droit d'occupation. Le principe d'occupation est abandonné; on ne dit plus: la terre est au premier qui s'en empare (PROUDHON, Propriété, 1840, p.192).
DR. PUBL. Occupation sur le domaine public. Action d'établir des installations particulières sur le domaine public en vertu d'une concession ou d'une permission; résultat de cette action (d'apr. CAP. 1936).
GÉOGR. ÉCON. Occupation du sol. Utilisation de l'espace d'un point de vue productif (agriculture, industrie). Le secteur de la plaine se singularise (...) par le caractère intensif de son activité agricole; l'occupation du sol est continue dans l'espace (WOLKOWITSCH, Élev., 1966, p.151).
URBAN., DR. ADMIN. Occupation du sol, des sols. Organisation de l'espace dans une ville. (Ds GEORGE 1970).
Plan d'occupation des sols (P.O.S.). Plan dressé par les services d'urbanisme d'une commune, arrêtant les règles et les servitudes d'utilisation de son sol, découpant notamment celui-ci en plusieurs zones ayant chacune une affectation dominante (logements, bureaux, industries, commerces) selon une densité déterminée (d'apr. BARR. 1974 et Jur. 1981).
Au fig. Action d'occuper (un emploi, un rang dans une collectivité, dans la société); résultat de cette action. Les menues faveurs que leur permet déjà de distribuer l'occupation de quelques places politiques (SOREL, Réflex. violence, 1908, p.250).
2. Action d'occuper (un lieu, un espace) sans autorisation ou par la force; résultat de cette action. Qui sait s'ils ne croyaient pas consacrer comme un droit religieux l'occupation de nos landes par leurs troupeaux! (SAND, Hist. vie, t.4, 1855, p.34). L'occupation de leur terre [des Indiens] par des maîtres persans, chinois, anglais (BARRÈS, Cahiers, t.13, 1921, p.154):
1. Une partie des terrains nationaux a été affermée régulièrement; une autre a été occupée irrégulièrement par des particuliers qui y ont fait des défrichements, planté des arbres (...). Comme cette occupation est fort ancienne (...), il faut bien reconnaître en leur faveur une sorte de droit de prescription qui ne les rend pas propriétaires, mais qui ne permet guère de leur enlever le champ qu'ils ont planté.
ABOUT, Grèce, 1854, p.304.
a) Dans un cont. milit.
Action d'occuper (une position stratégique); résultat de cette action. Il était nécessaire de renforcer l'occupation des Hauts-de-Meuse aux alentours de cette place [Verdun] (JOFFRE, Mém., t.1, 1931, p.166).
Action pour un État belligérant vainqueur d'installer une force armée, souvent une administration sur le territoire d'un État vaincu; résultat de cette action; temps que dure cet état de fait. Occupation militaire; l'occupation allemande, romaine; armée, corps d'occupation; autorités d'occupation. L'occupation étrangère avait cessé, la prospérité reparaissait, les plaisirs étaient possibles (BALZAC, Lys, 1836, p.224). À chaque porte des petits détachements frappaient, puis disparaissaient dans les maisons. C'était l'occupation après l'invasion (MAUPASS., Contes et nouv., t.2, Boule de suif, 1880, p.116):
2. Les pays de la rive gauche du Rhin seront administrés par les autorités locales, sous le contrôle des troupes d'occupation des Alliés et des États-Unis.
FOCH, Mém., t.2, 1929, p.306.
HIST. CONTEMP. [Gén. avec une majuscule] Période de la seconde guerre mondiale pendant laquelle la France a été occupée par les Allemands. Pendant l'Occupation, sous l'Occupation, le Paris de l'Occupation. Pour ces quelques Français, l'occupation aura été une époque d'euphorie (MAURIAC, Bâillon dén., 1945, p.398).
b) Occupation (de + un lieu de travail). Action d'occuper (un tel lieu) de la part de grévistes; résultat de cette action. Occupation des locaux. Imaginez ce que représente pour un «calicot» une grève avec occupation (VAILLAND, Drôle de jeu, 1945, p.171).
B. —[Correspond à occuper I B]
1. Action de s'occuper, de consacrer son temps, ses soins à quelque chose. Le systême du gouvernement [de Venise] interdisant à ses sujets l'occupation des affaires politiques... (STAËL, Corinne, t.3, 1807, p.72). Je ne fais rien, et j'ai la fatigue de l'occupation (MAINE DE BIRAN, Journal, 1816, p.125). J'avais là une heure au moins d'occupation (MAUPASS., Contes et nouv., t.2, Mme Baptiste, 1882, p.354).
2. Action d'occuper le temps, un attribut d'une personne. Les sports (...) ne proposent aux intellectuels que l'occupation d'une heure oisive (BARRÈS, Barbares, 1888, p.78). C'est singulier, cette occupation de la pensée de Stendhal par la femme (GONCOURT, Journal, 1890, p.1129). Ce qui me donne le plus de mal (...), ce sont les trilles avec occupation différente des autres doigts de la même main (GIDE, Journal, 1929, p.919).
3. P. méton. Ce à quoi quelqu'un consacre son temps, ses soins; ce qui absorbe quelqu'un ou un de ses attributs. Faire le filet, dans une salle de verdure du parc, n'y a-t-il pas là une occupation pour toutes les mains, pendant quelques après-midi? (MALLARMÉ, Dern. mode, 1874, p.754). Les gens allaient à leurs occupations, riants, bruyants, affairés (ROLLAND, J.-Chr., Matin, 1904, p.207). J'avais été la tragique occupation de sa vie (GIDE, Journal, 1949, p.337).
SYNT. Occupation favorite; occupations diverses, journalières, sérieuses; occupations champêtres, domestiques, intellectuelles, manuelles, professionnelles; occupation de coeur, d'esprit; la grande, la seule, l'unique occupation de qqn; au milieu de ses occupations; ses occupations retiennent qqn; chercher, trouver une occupation; prétexter des occupations; se livrer à une occupation; retourner, vaquer à ses occupations.
En partic. Emploi, travail. Serait-il capable d'être employé, de découvrir une occupation quelconque qui pût assurer du pain à sa femme? (ZOLA, Faute Abbé Mouret, 1875, p.1497):
3. Mes compagnons à Londres avaient tous des occupations: les uns s'étaient mis dans le commerce du charbon, les autres faisaient avec leurs femmes des chapeaux de paille, les autres enseignaient le français qu'ils ne savaient pas.
CHATEAUBR., Mém., t.1, 1848, p.437.
4. Vieilli ou région. (Canada). Préoccupation, inquiétude, souci. Ça doit être l'occupation qui le fait tasser (GUÈVREMONT, Survenant, 1945, p.19):
4. Eh! mon Dieu, dit-il à sa soeur, ne semble-t-il pas que vous n'ayez jamais vu de prince, pourquoi tout ce tracas? Donnez-lui un bon dîner (...) et un appartement honnête (...); à voir votre occupation, il semblerait qu'il faut lui donner un spectacle et un feu d'artifice.
SÉNAC DE MEILHAN, Émigré, 1797, p.1865.
Donner de l'occupation à qqn. Lui donner du souci, de l'embarras. Quoiqu'elle [la planète Terre] vous ait donné plus d'occupation à elle seule que tous les autres mondes réunis, vous aviez un faible pour elle (RENAN, Drames philos., Jour an, 1886, p.700).
Prononc. et Orth.:[]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1175 «ce à quoi on consacre son activité, son temps» (BENOÎT DE STE-MAURE, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 42871); b) 1343 «soin, souci que l'on prend de quelque chose, peine, embarras» (Miracles ND par personnages, éd. G. Paris et U. Robert, t.1, p.245, 40); 2. a) 1360 «action de s'emparer d'un bien» (Ordonnances des rois de France de la troisième race, éd. Secousse, t.3, p.434); b) 1372 «possession de fait d'une chose immobilière avec ou sans droit» (doc. ds GDF. Compl.); c) 1515 «action de se rendre maître militairement d'un lieu, d'un territoire, d'un pays» (d'apr. FEW t.7, p.301b); 1690 (FUR.); d) 1690 «fait de remplir un espace» (ibid.). Empr. au lat. occupatio «prise de possession, ce qui accapare l'activité». Cf. au sens 2c occupement (BOCCACE, Nobles malh., IX, 27, f° 243 r°, éd. 1515 ds GDF.). Fréq. abs. littér.:2330. Fréq. rel. littér.:XIXe s.: a) 4141, b) 3223; XXe s.: a) 2212, b) 3318.
DÉR. Occupationnel, -elle, adj., psychiatrie. [Correspond à supra B; en parlant d'une thérapeutique] Qui consiste à donner aux malades diverses activités (travail, expression artistique, sports, jeux) à travers lesquelles ils s'expriment et ont une vie relationnelle. L'hôpital possède vingt-six ateliers: ferronnerie, vannerie, poterie, etc. C'est la «thérapie occupationnelle» (La Croix, 14 févr. 1964 ds GILB. 1980). []. 1re attest. 1951 thérapeutique occupationnelle (G. PALMADE, La Psychothérapie, p.35 ds ROB. Suppl.); de occupation sens 1, suff. -el (-al).

occupation [ɔkypɑsjɔ̃] n. f.
ÉTYM. V. 1160; lat. occupatio, du supin de occupare → Occuper.
1 (Une, des occupations). Ce à quoi on consacre son activité, son temps. Affaire, affairement, besogne, emploi (vx), engagement (vx), loisir(s), ouvrage, passe-temps. || Vie active, bien remplie d'occupations variées. || Vie sans occupations, vide. || Avoir bien d'autres occupations (→ Bien d'autres chats à fouetter). || Renvoyer qqn à ses occupations. || Rester plongé dans une occupation (→ Avoir le nez sur son travail). || Graves (→ Jouer, cit. 1), importantes occupations (→ Humainement, cit. 1). || Être très tenu par une foule d'occupations. || Retenu par ses occupations. Charge. || Occupation délicieuse (→ Farniente, cit. 2), futile, noble (→ Lucre, cit. 1). || La grande (→ Mangerie, cit. 2), la première (→ Bibeloter, cit.), l'unique occupation de qqn (→ Estime, cit. 17). || Vaquer à ses occupations (→ Fête, cit. 1 et 2). || Un essaim de menues occupations (→ Affairement, cit. 2). || Une occupation nouvelle qui l'intéresse par sa nouveauté (→ Chasse, cit. 1).Spécialt. Carrière, fonction, métier (cit. 18), profession, travail. || Procurer une occupation à un jeune homme.
(Mil. XVIIe). Absolt. || L'occupation : le fait de s'occuper, d'être occupé; l'activité.
1 L'occupation occupe, remplit le temps ou le vide de l'existence, fait qu'on ne reste pas inactif; mais elle peut n'avoir rien de sérieux, elle peut consister en jeux, en promenades, en mouvements ou en courses pour les visites, la toilette ou l'amusement (…)
Lafaye, Dict. des synonymes, Supplément.
2 (…) ils ne recherchent en cela (la chasse) qu'une occupation violente et impétueuse qui les détourne de penser à soi (…)
Pascal, Pensées, II, 139.
3 (…) sa chère existence pleine d'occupations dans le vide et de vide dans les occupations (…)
Balzac, le Curé de Tours, Pl., t. III, p. 814.
4 Fumer, aller au bain, se peindre les paupières et boire du café, tel est le cercle d'occupations où tourne son existence.
Flaubert, Correspondance, 378, 27 mars 1853.
(XIVe). Vx. Fait de prendre soin de qqn, de s'en occuper. Préoccupation. || Sa constante occupation d'elle-même (→ Homme, cit. 106).
2 (1360). Dr. « Mode d'acquisition de la propriété résultant de la prise de possession d'une chose sans maître avec l'intention de se l'approprier » (Capitant). Appropriation, possession. || L'épave (cit. 1) n'est pas une chose sans maître, susceptible d'être acquise par occupation.Dr. publ. || Occupation sur le domaine public : « Terme générique servant à désigner les installations particulières autorisées sur le domaine public et comprenant à la fois les concessions sur le domaine public et les permissions d'occupation » (Capitant).Dr. internat. publ. Prise de possession par un État d'un territoire sans maître, à certaines conditions : prise de possession réelle et effective, intention de se comporter en souverain, notification adressée aux autres puissances (Acte de Berlin, 1855).
(1690). Cour. Fait d'habiter effectivement, d'occuper (4.). || Occupation d'un logement.
3 (1515). Action de s'emparer par les armes (d'une place forte [→ Amorce, cit. 6], d'une ville, d'un territoire), de s'y installer en substituant son autorité à celle de l'État envahi. Assujettissement, envahissement. || L'occupation de la France par l'Allemagne en 1940.Armée, zone d'occupation.Spécialt. Période pendant laquelle la France fut occupée par les Allemands (1940-1944). || Le Paris de l'occupation (→ Monter, cit. 11). || Pendant l'occupation.
5 (…) l'occupation de la France fut un immense phénomène social qui intéressa trente-cinq millions d'êtres humains. Comment parler en leur nom à tous ? Les petites villes, les grands centres industriels, les campagnes ont connu des sorts différents. Tel village n'a jamais vu d'Allemands, dans tel autre ils ont cantonné pendant quatre ans.
Sartre, Situations III, p. 17.
Dr. || Occupation de guerre, occupation militaire : exercice temporaire de la souveraineté sur le territoire d'un autre État, fondé sur la force et la possession de fait. || Occupation pacifique, en vue de garantir l'exécution d'un traité. || Occupation mixte, en temps de guerre, mais aux termes d'un accord.Occupation de territoire sans maître.
6 L'occupatio bellica, ou occupation militaire d'un territoire appartenant à l'ennemi, se définit sur le plan juridique : la substitution de fait de l'autorité de l'État occupant à celle de l'État occupé mis momentanément hors d'état d'exercer son pouvoir. Cet exercice de la souveraineté in re aliena est basé uniquement sur la possession de fait du territoire et régi exclusivement par les normes du droit international, qui distingue entre invasion et occupation. L'invasion, fait préparatoire de l'occupation, n'est pas encore l'occupation, laquelle suppose une certaine stabilisation des conditions d'existence (…) D'autre part, le droit international considère l'occupation, moyen de guerre autorisé, comme un simple fait, n'opérant aucun transfert de souveraineté.
L. Delbez, Manuel de droit international public, p. 311.
4 (V. 1936). Fait d'occuper (un lieu), d'y être illégalement installé. || Grève avec occupation des locaux.
7 Le soulèvement ouvrier de mai-juin 1936 et l'énorme vague des occupations d'usines, la soudaine frénésie d'action des minorités gauchistes, la débâcle du patronat prenant enfin conscience, et parfois avec une stupéfaction non feinte, des conditions misérables dans lesquelles vivaient des millions d'êtres (…) il me faut bien avouer que j'ai vécu tout cela, une fois encore, en automate à peine conscient de l'être, et acceptant d'obéir à courtes vues au courant qui le portait.
Raymond Abellio, les Militants, p. 260.
CONTR. Chômage, congé, désœuvrement, inaction, inactivité, oisiveté, retraite, sinécure, trêve, vacance, vide. — Abandon. — Évacuation, libération.
DÉR. Occupationnel.
COMP. Réoccupation, sous-occupation.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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